Contes du terroir

Venez découvrir des histoires d’autrefois – des histoires vraies.

Vous trouverez sur cette page la description de 30 histoires à base de faits réels, mais romancés par l’auteur. Ce sont des anecdotes qui s’échelonnent depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Chaque histoire comporte en dernière page la reproduction du document d’archives qui en est la base, et chaque couverture est différente pour accentuer son caractère de collection.

Plus une histoire complète en lecture libre. (A la fin de cette page).

Plan de cette Page.

Livre et ebook de Patrick Huet1- Présentation de ces publications. Prix et Lieu où les commander.

2- Quelques exemples de couvertures.

3- Présentation de chaque titre.

4- Une histoire complète (et humoristique) à lire (l’histoire numéro 20).

1- Présentation de ces publications.

Nombre d’histoires disponibles : 30.

Genre : Certaines sont historiques (c’est-à-dire liées à la grande Histoire), d’autres humoristiques, ou encore sociales, sentimentales, mystérieuses. Elles sont toutes fondées sur un document d’archives retrouvé par l’auteur au cours de ses recherches.

Des recherches poussées.

En effet, durant plusieurs mois, Patrick Huet s’est attelé à cette fabuleuse initiative de retrouver des événements insolites qui s’était déroulés autour de chez lui, aussi bien à Lyon que dans les campagnes aux alentours.

Un enseignement à en tirer.

Ce n’est pas juste les fait divers qui l’intéressaient, mais l’événement dont le déroulement et la chute (la fin) pouvait donner lieu à un enseignement. Il recherchait donc des histoires insolites, qui sortaient de l’ordinaire, mais surtout qui nous apprenaient quelque chose.

Le travail de rédaction est identique à celui du roman historique à la différence qu’il retrace un fait divers précis ce qui résulte en une courte histoire de 15 à 20 pages. Chacune des anecdotes a été choisie en fonction de son caractère didactique. Elle est donc matière à enseignement.

Reproduction du document d’archives.

Nous rappelons que ces livrets comportent en dernière page (ou parfois en première page) la photocopie et les références du fait divers dont est inspirée l’histoire. L’inventeur de cette formule littéraire inédite, Patrick Huet, se tient à votre disposition pour toute question que vous souhaiteriez lui poser ou pour tout entretien.

Public concerné : pour les plus de 15 ans et les adultes.

Version imprimée.

Chaque histoire est publiée sous la forme d’un livret (brochure) illustré de gravures en noir et blanc. Format : 15 x 21 cm, de 16 à 20 pages. Livrets disponibles à l’achat auprès de Patrick Huet.

Coordonnées : 73 rue Duquesne 69006 Lyon. Tél. 06 99 71 69 69.

Prix : 4 euros. (+ 1 euro de port pour les envois par correspondance).

Version numérique.

Tous ces sont aussi publiés sous forme de livres numériques « ebooks » pour un prix très modeste, entre 0,86 centimes et 1,20 euro selon les plateformes Internet. Le début de chaque histoire est lisible gratuitement sur toutes les plateformes auprès desquelles vous vous adresserez. Pour plus de confort, nous vous communiquons quelques liens.

Voici deux plateformes qui les distribuent : Google Play et Smashwords.

Droit d’auteur et copyright. Toutes ces histoires ont fait l’objet d’un dépôt légal, les textes ainsi que la façon dont les couvertures sont présentées sont protégés par le droit d’auteur.

Reproduction et citations. Vous pouvez reproduire de courts passages de ces textes, en tant que citation, en mentionnant l’auteur. Pour des reproductions plus importantes, contacter l’auteur au préalable afin d’obtenir son autorisation écrite.

2- Quelques exemples de couvertures.

Une Annonce surprenante. Catégorie Amour et Humour. (Lien vers le ebook.)

Une annonce surprenante, histoire humoristique

Les Louis de la Justice. Catégorie : sociale. (Lien vers le ebook)

Les Louis de la Justice, histoire de Patrick Huet.

3- Présentation de chaque titre.

Voici liste des titres de ces contes du terroir. Au-dessous de chaque titre, un ou deux paragraphes en donnent la présentation. Chaque titre est aussi accompagné du genre d’écriture dans lequel il a été rédigé : sentimental, humour, social, historique, mystères, frissons, etc.

Sigles utilisés : sen=sentimental, h=humour, soc=social

Voici la description de chaque titre.

N°1 – UNE ANNONCE SURPRENANTE – sen & h. (texte primé aux Jeux floraux de Saintonge et d’Aunis).

 » Jeune Homme, petit, moche, sans le sou, yeux même pas verts, rencontrerait belle jeune femme… en vue mariage !  » Une annonce bien surprenante qui paraît ce lundi-là ! Suscitera-t-elle l’intérêt de jolies candidates ? A vous de le découvrir en suivant pas à pas le héros tout au long de cette rocambolesque histoire sentimentale.

N°2 – LES LOUIS DE LA JUSTICE – soc.

Lyon 1750 – année noire pour les tisseurs de la soie ! Révulsés par des conditions de travail sordides, ils décident une grève générale. L’absence de revenus les jette dans une misère affreuse. C’est le moment que choisit une délégation de boulangers pour demander une audience au Prévôt des marchands -Pierre Dugas. Leur but : augmenter encore le prix du pain, au grand dam des tisseurs ! Ils ne manquent pas d’arguments pour convaincre le magistrat, autant par le verbe que par une bourse de 200 louis d’or. Une somme qui pourrait bien peser lourdement dans la décision du Prévôt.

N°3 – UN PAYSAN PENAUD -soc.

Au cours du rude hiver 1769, un paysan, hâve et miséreux, s’en vint quérir l’aide du procureur Brenod. Agacé, le magistrat voulut d’abord le renvoyer puis se ravisa. Quelques mots roucoulés à l’oreille de sa jeune épouse, des rires étouffés… et le couple convint de charger le quémandeur d’un travail très spécial. Ravi, le paysan accepta. Mais les gracieuses manières d’une charmante jeune femme peuvent cacher une perfidie cynique derrière un sourire délicat.

N°4 – MEPRISE A LA GUINGUETTE – h.

Lyon 1865 – une rumeur insensée court les traboules de la ville : une troupe de jolies danseuses donnerait un spectacle fabuleux dans une guinguette à la mode. On raconte que, lors d’un certain pas de danse, leur jupe remonterait au-dessus du genou, affolant l’imagination du spectateur masculin. Les hommes s’y précipitèrent en masse. D’autres, en mal de finances, encombraient les platanes des environs pour ne rien perdre de la représentation. Mais bientôt, les femmes de ces « admirateurs » entrèrent en lice…

N°5 – LA BROUETTE BLINDEE – h.

Octobre 1873 ! deux ans et demi après la capitulation de la France devant les troupes allemandes, les esprits sont loin d’être apaisés. Au fort de Sainte-Foy, à proximité de Lyon, on cherche l’arme secrète qui permettra aux soldats français de tirer sans être touchés par les balles adverses. Cette arme ultime, l’Etat-major vient de la trouver: il s’agit d’une brouette blindée derrière laquelle le soldat avancera en toute sécurité. Reste maintenant à l’expérimenter. Une mission de la plus haute importance stratégique.

N°6 – UNE FEMME DE TROP D’ENVERGURE – sen & h.

Samedi 27 juillet 1867 -19h30- à la Guillotière (quartier de Lyon) un cri de femme tétanisa les passants. Un cri de douleur, un appel à l’aide ! Attroupement, précipitation, affolement: un médecin est requis d’urgence. Une jeune personne prénommée Agnès, la curiosité de ses 14 printemps brillant dans ses yeux, accourt aussitôt.  » C’est une femme qui, ayant trop d’envergure veut se débarrasser de sa crinoline  » lui répond une petite vieille réticente. Les explications des autres femmes sont toutes aussi mystérieuses. Obstinée, Agnès se jure de connaître le fond de cette histoire. Mais la vérité sera-t-elle fort éloignée d’une simple affaire de jupon récalcitrant.

N°7 – UNE PATERNITE INOPPORTUNE – soc.

Janvier 1770 – la froidure de l’hiver ralentit à peine les activités du quartier Saint-Nizier. Bien calé dans la profondeur moelleuse de son fauteuil, M. Vivien, curé de cette paroisse lyonnaise, reçoit un bien curieux personnage. De but en blanc, ce dernier l’accuse de coupables relations avec une fille des environs. Pire, la naïve enfant porterait le fruit de ses oeuvres. Une accusation que le curé dément avec la dernière énergie. Quelques paroissiens se chargeront de rétablir la vérité et dévoiler les agissements d’un escroc hâtif à l’affubler d’une paternité inopportune.

N°8 – MIRACLE A SAINT-BONAVENURE – h.

Saint-Bonavenure est une de ces charmantes petites églises comme il en abonde autour de Lyon. Charmante, jusqu’à ce fameux soir du 14 novembre 1873, lorsque des bruits mystérieux, des raclements inquiétants et des bruissements sinistres envahirent la massive bâtisse de pierre. Qui donc hante cette maison sacrée ? Ange ou démon ? Le curé de cette église n’en reviendra pas de sa découverte… les gens d’armes non plus !!!

N°9 – UNE VIGUEUR DE TAUREAU – soc.

En cette fameuse journée d’automne 1873, Dufflassieux, marchand de bestiaux de son état, était un homme heureux et ne s’en cachait pas. La vente de ses bêtes durant le marché lui avait rapportait pas moins de 3.000 francs – une petite fortune ! Durand, simple visiteur, l’en félicita vivement. Son esprit s’accordait si bien à celui de Dufflassieux qu’ils eurent vite fait de se retrouver à la taverne toute proche à vider bouteille sur bouteille et à rire à gorge déployée. Mais si le regard du marchand de bestiaux se voilait des brumes de l’alcool, celui de Durand présentait par moment une acuité dépourvue de toute gaieté.

N°10 – RENCONTRE DU 3° TYPE AU MOYEN-AGE – mystère.

Une épouvante irraisonnée envahit les ruelles étroites de Lyon en ce jour de l’an 840 après J.C. Une terreur sans bornes qui glaçait les coeurs, horrifiait les esprits… car place du Change, trois hommes et une femme venaient de « tomber du ciel » depuis un engin volant. Un cri unique jaillit de toutes les gorges:  » sorciers !  » Et déjà, un bûcher s’amoncelait pour laver cet affront.

N°11 – DES FLEURS POUR UNE FETE – sen & h.

Tinon, 16 printemps et autant de cervelle, était un jeune homme amoureux et… timide. Surpris un beau soir de novembre 1873 à épier la maison de la Toinette, il commença par tout nier, puis se résolut à tout raconter à son ami René – sous le couvert du secret, cela va de soit ! Toutefois, une question restait en suspens. Comment Tinon pouvait-il faire comprendre à la Toinette qu’il l’aimait sans le lui dire? « Allons voir Jeannot, s’exclama René, c’était le premier de la classe à l’école. Quelqu’un d’intelligent comme lui saura bien trouver une solution !  » Et les voilà tous deux à l’aube d’une soirée fort mouvementée.

N°12 – UN REVEIL EN ENFER – h.

En ce 10 décembre 1771, il n’y avait pas d’homme plus heureux que ce lyonnais anonyme qui s’en allait à bon rythme vers Saint-Etienne. Anonyme ? Pas tant que cela ! En tout cas pas pour les habitués des tavernes, ni pour les amis qui l’invitèrent joyeusement à leur réception. Un banquet où il se promettait d’écumer tout les cruchons de vin à sa portée. Mais la destinée, encore plus anonyme, forgeait déjà sur son enclume brûlante, une surprise des plus cuisantes.

N°13 – UN CHAMARIER BIEN GRAS – h. Lauréat du prix François Matenet 1995

Monsieur de Tinteniac, surnommé « l’homme à l’habit gris de fer « , et habituellement d’un caractère fort gai, ne cessait de se réprimander. Jamais, il n’aurait dû accepter cette mission ! Accompagner le chamarier de l’église Saint-Paul à Paris, passe encore. Mais en diligence ? Et de surcroît sur une route mal entretenue où chaque cahot lui arrachait une bosse ? C’en était trop ! D’autant que le chamarier en question s’abandonnait à de longues somnolences tandis que lui se cognait tête et coude contre les panneaux de bois. Un voyage des plus rudes, qui réservera une surprise hilarante à l’impassible chamarier.

N°14 – UNE INFAME TRAITRISE – soc.

Tout allait pour le mieux dans cette bonne ville de Lyon. Les petites gens travaillaient dur et les impôts, toujours plus lourds, ne les faisaient que trimer davantage. Sur chaque marchandise qui entrait dans la ville, on devait payer une taxe appelée l’octroi. Et cet argent s’en allait… Tout allait donc pour le mieux, jusqu’à ce 4 juin 1714 où les Lyonnais entrèrent en révolte, une révolte ardente, passionnée. Et de nouveau, l’histoire balbutia !

N°15 – DEUX OFFICIERS POUR UN VICAIRE – soc.

La froidure hivernale de ce décembre 1769 s’était arrêtée au seuil d’une imposante demeure. Le propriétaire, vicaire de son état, y donnait une fête à l’occasion du mariage de l’un de ses parents. Tous les habitants des environs, petits et grands, étaient conviés à ces réjouissances. Tous, y compris ces deux officiers que nul ne connaissait, mais qui entendaient bien semer le désarroi en ces noces trop calmes selon leurs goûts.

N°16 – LA PLEBE – sen.

Charles de Talion, fils de Charles-Edouard de Talion, petit-fils de Charles-Edouard Barnabé de Talion, promenait ses dix-neuf printemps dans les salons huppés de la région. Son sujet de conversation favori: la plèbe ! Cet ensemble d’ouvriers et d’employés désargentés qui, selon ses dires, est prêt à tout pour la moindre piécette. En ce jeudi 13 novembre 1873, il décide de prouver à ses amis la bassesse de cette plèbe en usant d’un stratagème de son invention. Une jeune demoiselle aux grands yeux noirs, ouvrière en soie à la Croix-Rousse en sera la cible. Mais les stratagèmes les plus habiles ne se concluent pas toujours de la façon prévue.

N°17 – LE LAC DES BROTTEAUX – soc

Lyon 1812, un lac se forme soudainement en plein milieu d’une terre à blé, dans le quartier des Brotteaux encore en friches. 50 m de long, 15 de large.Toute la jeunesse de la ville y court bientôt et les guinguettes y fleurissent. Dès lors, chaque dimanche c’était la Vogue au Lac, avec jeux, danses, musique et une joie de vivre fantastique. Une fête spontanée, ébouriffante qui dura plus de 40 ans… jusqu’au moment où de hautes consciences décidèrent de combler ce lac avant d’en creuser un autre à cinq minutes de là.

N°18 – UN PARAPLUIE VOYAGEUR – h.

Automne 1873, Perrine, jeune bonne sans instruction de seize ans à peine, vient de recevoir un cadeau réellement princier de la part de sa maîtresse, Mme de Valence.

Il s’agit d’un parapluie, mais pas n’importe lequel. Selon Elise, la dame de compagnie de Mme de Valence, il aurait voyagé jusqu’au bout du monde et aurait même affronté un tigre mangeur d’homme. Et l’imagination de Perrine de se mettre en route.

N° 19 – LE BOIS DES CENT-FONTS – féerie

Durant l’Antiquité, avant la fondattion de Lugdunum, Aubéric, jeune garçon de 9 printemps, vivait heureux dans cette belle région, jusqu’au jour où des pillards dévastèrent son village. Il s’enfuit vers le sud, blessé et apeuré. Et sans le savoir, il se dirigeait vers le bois des Cent-fonts, des cent fontaines. Chacune de celles-ci, paraît-il, avait le pouvoir de guérir une maladie ou une blessure, mais le bois était férocement gardée par une mystérieuse dryade.

N° 20 – UNE LEÇON DE MAINTIEN – h

Juillet 1867; la grande mode qui ravage la Haute Société à PARIS cet été-là a pour nom : grimaces ! Toutes les élégantes n’ont plus qu’une seule idée en tête : accomplir des grimaces époustouflantes qui leur vaudront, pensent-elles, l’admiration des jeunes gens ! Une mode qui pourrait bien gagner la ville de LYON.

N° 21 – UNE FARCE REJOUISSANTE – h

Maître Requin, huissier de justice, était réputé pour la brutalité avec laquelle il exerçait son métier. Mais ce vendredi 21 novembre 1873, il commit l’erreur de s’en prendre à Millaud -un homme plein de ressources. Ce dernier monta un stratagème qui fit de Maître Requin la risée de tous ses confrères.

N° 22 – UNE SENTENCE DILIGENTE – soc

A l’approche du 8 décembre 1873, jour de la traditionnelle fête des lumières à Lyon, l’impatience gagne l’ensemble des citoyens. Tous… hormis ces deux hommes qui marchent bien lentement en dépit de la bise glacée. Tous, hormis ce jeune adolescent qui lorgne les étalages des magasins.

N° 23 – LES LOUPS CERVIERS ou l’appel au meurtre– frissons.

Avril 1782, le printemps tout neuf ne pouvait laisser croire à un drame aussi terrible. En un court laps de temps, quarante hommes et femmes furent massacrés sans raison aucune. Un homme s’avança alors. Lui, connaissait le ou plutôt les coupables : les loups-cerviers ! Ailleurs, on les appelait des lynx.. Une battue fut organisée. Les villageois montèrent à l’assaut de leur tanière, décidés à les exterminer en une furie sanglante. L’on disait que les balles glissaient sur leur peau, seuls les carreaux d’acier des arbalètes pouvaient les percer.

N° 24 – AU BOUCHON FLEURI – h.

1° janvier 1790, alors que des événements de la plus haute importance secouent Paris, Rocador, un des hommes les plus riches et les plus avares de Lyon se décide brusquement à profiter… « des commodités de l’existence !  » Toutefois, en fin rapace, il met sur pied une astucieuse entreprise pour récupérer ses pièces adorées.

N°25 – UNE FIERE CAVALCADE – sen & h.

En ce printemps 1782, Hubert Rostand était le plus heureux des hommes. A la suite d’un voyage à Paris, il avait ramené la plus jolie de toutes les perles, ainsi qu’un statut nouveau : celui de mari ! La belle Mme Rostand ne manquait ni de charme, ni de vaillance. Ne murmurait-on pas qu’elle allait jusqu’à chevaucher en habits d’hommes ? Mais bientôt une rumeur plus sournoise allait vriller le coeur d’Hubert Rostand !

N°26 – LA FIN PAR TOUS LES MOYENS – soc.
Février 1782, la ville de Lyon bruissait autant qu’une ruche. Non pas tant à cause de la construction prochaine du pont Saint-Jean, mais en raison de la rivalité opposant un simple architecte aux Comtes de Lyon. Le projet de l’architecte a été jugé le meilleur. Les Comtes de Lyon ne purent accepter une pareille offense. Leur représentant, Monsieur de Cordon, usera de toutes les ressources de son esprit tortueux pour remporter le marché… ainsi que les bénéfices y afférents.

N°27 – UN AIMABLE VAURIEN – h.

Lorsqu’en cette matinée de décembre 1865 un incendie se déclara aux Brotteaux, tous les riverains s’unirent pour former une chaîne humaine et éteindre les flamme. Un jeune homme se distinguait par son extrême vivacité. Une vivacité bien suspecte aux yeux d’un sergent de ville.

N°28 – QUERELLE DE METIER – soc.

Le printemps 1731 invitait à la flânerie et aux conversations oisives tant l’atmosphère était douce. Nul ne sut comment le drame survint. Un différent entre un garçon boucher et un apprenti tailleur s’amplifia jusqu’à une bagarre générale et à la survivance d’une rancune tenace, propre à déchaîner les pires des actions.

N°29 – POUR LA GLOIRE DE L’EMPIRE – historique.

Deux cents ans après J.C. l’Empire Romain entrait une nouvelle fois en turbulence. L’empereur Septime Sévère, dont la rigidité de caractère a traversé les âges, avait voulu se débarrasser discrètement de son rival, Albinus, par le poison. Celui-ci déjoua cette fourberie et déclara aussitôt la guerre. Les deux armées se firent face près de Lugdunum et mirent la contrée à feu et à sang, pour la plus grande gloire de l’empire.

N°30 – LES TROIS VACHES – h.

Michel Ferrand, fermier fort sympathique quoique peu gâté par la nature sur le plan intellectuel, était un brave homme qui ne rechignait jamais à la tâche. Hélas, un malencontreux défaut faisait de lui la risée de tous les villageois des alentours.

4- A lire gratuitement : Une Leçon de Maintien.

Une histoire complète.

(Histoire n° 20 des Contes du Terroir.)

Remarque :

Cette histoire comme toutes les autres est basée sur un fait-divers qui s’est réellement passé. Il a débuté à PARIS avant de se prolonger dans la région lyonnaise. Cette histoire est bien sûr romancé à la façon de l’auteur. Comme les autres, elle a été publiée sous forme d’une brochure illustrée de gravures anciennes et comporte en fin d’ouvrage la reproduction du document d’archives qui en fut le point de départ.

Présentation de l’histoire. Catégorie: humour.

Juillet 1867, la grande mode qui ravage la Haute Société cet été là a pour nom : grimaces !

Toutes les élégantes n’ont plus qu’une seule idée en tête : accomplir des grimaces époustouflantes qui leur vaudront, pensent-elles, l’admiration de leurs consoeurs et, surtout… celle des jeunes gens !

© Patrick HUET.

Reproduction interdite sauf accord écrit de l’auteur.

Début de l’histoire.

« Allons, Mesdames, allons, de la souplesse dans le bassin, s’il vous plaît ! Et vous, Messieurs, de la souplesse dans le jarret. Je ne le répéterai jamais assez, de la souplesse, voilà ce qui importe pour réussir une valse, de la souplesse, rien d’autre ! »

Et du rythme aussi… je suppose, haleta une femme rondelette et d’âge mûr.

Le rythme, évidemment, Madame de l’Astrée, mais la souplesse du corps est beaucoup plus importante.

Souplesse ? Je voudrais bien vous y voir ! marmonna entre ses dents Mademoiselle de Roquevent, une jeune fille d’à peine vingt ans.

L’aisance d’une tige de fer.

Grande et très maigre, elle se déplaçait avec l’aisance d’une tige de fer forgé entre les mains de son cavalier, Monsieur de Vaqueton, un jeune homme à peine moins rigide qu’elle. Cela dit, ils ne dépareillaient guère du reste de l’assemblée, deux autres couples qui ne connaissaient de la danse que son aspect rustique : écrasement d’orteils et coups de pieds au tibia. Deux fois par semaine, ils se donnaient rendez-vous au cours de Monsieur Lésar, un ancien danseur professionnel qui, l’âge venu, avait quitté les planches pour mener une vie rangée.

Dans la grande pièce rectangulaire se retrouvait donc régulièrement la très rondelette Madame de l’Astrée guidée par Monsieur de Corail. Guidée n’étant qu’une façon de parler, car le svelte Monsieur de Corail avait bien du mal à déplacer sa pesante cavalière sur le rythme endiablé d’une valse déchaînée. À la vérité, il était davantage entraîné par sa cavalière que l’inverse.

La quarantaine haletante.

Madame de Saint-Agnan, quoique d’un tour de taille moins imposant que sa consoeur, ne disposait de guère plus de flexibilité. Ce qui ne dérangeait en rien son cavalier, Monsieur de Pensebête, lequel faisait trembler le parquet ciré sous le poids de ses cent kilos. Tous deux frisaient la quarantaine haletante et tournoyaient à qui mieux mieux avec force craquements d’articulations et ahanements. Dans leur impétuosité, ils envoyaient régulièrement, d’un tour de rein, valser à l’autre bout de la pièce, Madamoiselle de Roquemont et Monsieur de Vaqueton, dont la maigreur se disputait à la raideur.

Devant ce spectacle, M. Lésar, la cinquantaine grisonnante mais souple comme un guépard, levait les yeux au plafond en serrant les mains. Toutefois, il se reprenait vite et abreuvait de conseils ses malchanceux élèves. Conseils que, du reste, ils n’enregistraient que partiellement ; le caractère de chacun l’emportant sur toute observation fut-elle judicieuse.

En cet instant, il se tenait auprès du couple Astrée-Corail.

Monsieur de Corail, voyons, ne vous ai-je point déjà souligné que vous deviez pousser votre cavalière avec votre bras droit afin de la faire pivoter sur la gauche. C’est vous le cavalier et non Madame de l’Astrée.

De la mauvaise volonté.

C’est que je le voudrais bien, Monsieur Lésar. Je m’y emploie précisément depuis dix minutes, mais la dame y met de la mauvaise volonté.

Comment cela, de la mauvaise volonté ? s’insurgea la très imposante Madame de l’Astrée.

Mauvaise volonté n’est peut-être pas le mot juste. Disons simplement que votre corps ne répond pas aux poussées exercées par mon bras ; ce qui entrave mes propres mouvements.

Par le sang de mes ancêtres ! oseriez-vous prétendre que mes dimensions excéderaient celles communément admises ?

Le visage blême, la main gauche emprisonnée dans celle de sa cavalière, Monsieur de Corail balbutia lamentablement.

Oh non, chère amie, rien de tel !

Ah, oui ?

Les joues pourpres, les lèvres pincées, Mme de l’Astrée menaçait d’éclater à tout moment.

Mes amis, je vous en prie, reprenez votre sang-froid ! intervint Monsieur Lésar. Il ne faut point se laisser emporter par des… poouumfff !!!

La fureur d’un ouragan.

Il ne put terminer sa phrase. Un choc brutal l’envoya à deux mètres de là. L’écho d’une gifle retentissante parvint à ses oreilles. Il en devina l’origine, mais ne vit rien de l’événement. Un couple de valseurs tourbillonnait vers lui avec la fureur d’un ouragan et il dut se plaquer rapidement contre le mur pour les éviter.

Monsieur de Pensebête, cria-t-il, par le démon, vous allez finir par écraser quelqu’un !

Le tourbillon s’arrêta aussitôt. Madame de Saint-Agnan dodelinait de la tête d’un air hagard tandis que Monsieur de Pensebête roulait des yeux contrits.

Monsieur Lésar, je ne vous ai point blessé, j’espère. J’en serais désolé.

Non point, non point… et j’en remercie le ciel ! soupira le professeur en s’épongeant le front.

Vous m’en voyez ravi. À propos, n’avez-vous point noté quelques progrès dans ma pratique de la valse ? Une légèreté plus grande dans mes pas de danse ?

Si fait, M. de Pensebête, si fait ! Accorda Monsieur Lésar.

Il était d’ailleurs prêt à tout reconnaître pour un seul instant de répit.

De la lenteur.

Désormais, il s’agit de maîtriser votre impétuosité, reprit-il. Nous ne faisons point la course, que diable ! De la lenteur, voilà ce qu’il nous faut, de la lenteur.

Vous le croyez vraiment, professeur ?

Madame de Saint-Agnan répondit à sa place entre deux halètements.

S’il le dit, c’est… que… c’est que c’est vrai ! Allons… de la lenteur… de la lenteur…!

Profitant de cet intermède, Monsieur Lésar s’éloigna du couple en jetant un regard inquiet vers les autres danseurs. Madame de l’Astrée et Monsieur de Corail étaient revenus à leurs mornes évolutions en lieu de valse. Seule l’empreinte de cinq doigts écarlates sur la joue de Monsieur de Corail indiquait une récente et vive altercation.

M. Lésar eut garde de s’en mêler. Il préféra s’avancer vers les deux tiges ambulantes qui tournaient dans une rigidité absolue non loin de là.

Assez de valse et de tournis.

Eh bien Monsieur de Vaqueton ? Et ce jarret, il faut le ployer, voyons ! Et Madamoiselle de Roquevent, invitez de la souplesse dans cette taille et dans ces épaules.

Souplesse, souplesse !… Répliqua sèchement la jeune fille. C’est qu’il n’est point si commode de plier son buste comme vous le dites.

Elle arrêta subitement de tourner. Son cavalier buta contre son genou.

Au reste, j’en ai assez de ces tournis. Ce ne sont point ces sautillements qui me feront apprécier de la Société et encore moins des garçons.

Voyons, Mademoiselle, lors d’une soirée, d’un bal, il est de bon ton pour un garçon bien élevé d’inviter une jeune fille à valser.

Vous datez, Monsieur Lésar !

Comm…. je date ?

Madamoiselle de Roquevent hocha la tête et persista.

Des moues sensuelles.

Vous datez, c’est certain ! De nos jours, la grande mode à Paris, ce sont les moues.

Les moues ? Répéta stupidement M. Lésar sans comprendre.

Oui, les moues. C’est de cette façon que l’on se fait apprécier en société à l’heure actuelle. Et c’est ce que je voudrais que vous m’appreniez, à réaliser des moues sensuelles.

Des… des moues sensuelles !!! Mais pour quoi faire ?

Pour séduire les jeunes gens, bien évidemment !

La petite a raison, s’écria une forte voix du fond de la pièce.

Le parquet trembla quand Madame de l’Astrée marcha d’un pas vif vers le Maître danseur, traînant à sa suite son cavalier toujours accroché à son bras. Elle se planta face au trio.

Oui, des moues sensuelles. Vous devez nous en apprendre les secrets ! Au diable, les valses ! Il faut vivre avec son époque, Monsieur Lésar. Laissons tomber ces divertissements d’un autre âge et initiez-nous à l’art des moues ! Une bonne grimace nous vaudra plus d’admiration que n’importe quel tournoiement fut-il réussi.

Un cours de grimaces.

La voix de Madame de Saint-Agnan appuya celles de Madame de l’Astrée et de Madamoiselle de Roquevent. Ensemble, elles causèrent tant de tumultes que Monsieur Lésar accéda à leur demande. Le prochain cours serait consacré à cet art. Heureuses, elles battirent des mains et reprirent leur valse avec plus d’entrain que jamais.

Le soir venu, M. Lésar s’en inquiéta auprès de sa femme.

Des moues, te rends-tu compte ? Elles veulent apprendre à faire des moues et des grimaces. Il paraît que c’est à la mode de nos jours.

Vive d’esprit, Mme Lésar sentit là un filon à exploiter.

Ouvrons donc un cours de grimaces en parallèle à nos cours de danse. Si vraiment ces grimaces ont la faveur du beau monde, dans peu de temps nous serons débordés de clients.

Je n’y vois pas d’inconvénients, mais je n’y connais rien en grimaces, et encore moins en ces moues sensuelles que Mademoiselle de Roquevent chérit si fort.

Ne te soucie point de cela ! Ma bonne grand-tante, chez qui j’allais en vacances à Lyon durant mon enfance était une grimacière de première force. Elle m’a montré comment étirer le visage en tous sens. Et je dois avouer que j’y réussissais très bien.

Tu m’avais caché cela, dis donc ?

C’est qu’il y a davantage de talents en ta femme que tu n’as voulu y voir jusqu’à présent. Et puisque nous parlons grimaces, c’est décidé, je prends en main toute l’affaire.

« Hé ? » s’écria son mari quelque peu effrayé par l’esprit d’entreprise de sa femme. « N’allons point trop vite ! »

Au contraire, il faut saisir l’occasion ! Tapons tambour et clamons largement que nous dispensons des cours de grimaces. Je donnerai des cours pour les femmes et toi, pour les hommes.

Dépassé par la vitesse de résolution de sa chère et tendre épouse, il objecta pour la forme.

Et pourquoi cette séparation ? Mes cours de danse sont mixtes. Il n’y a aucune raison de les séparer durant les cours de grimaces.

Te sens-tu capable d’exécuter des moues sensuelles face à Mademoiselle de Roquevent ?

Heu… effectivement, sur ce plan-là, j’ai peu de chances d’y parvenir.

Il ne s’avouait pourtant pas vaincu. Désirant conserver le dernier mot, il rétorqua.

Cependant, je ne me vois toujours pas en train de me tordre en grimaces devant mes élèves. D’ailleurs, je ne sais comment m’y prendre.

Je t’apprendrai. Tu y arriveras facilement. D’autant que ton corps est exercé à la pratique sportive et tes muscles en bon état. En deux heures, tu auras assimilé les bases de cet art subtil. Ce sera nettement suffisant pour tes élèves.

Soit ! Répondit M. Lésar.

Dompté, il ne sut que dire et laissa désormais sa femme décider de l’orientation et du programme de ces fameux cours.

Le grand démarrage.

Elle se démena si bien que le jeudi suivant, une quinzaine de personnes s’était inscrite au cours de grimaces : six hommes et neuf femmes, dont les trois couples de valseurs en herbe.

Les hommes suivirent Monsieur Lésar dans un cabinet tandis que les femmes occupèrent la salle de danse. Des fauteuils avaient été disposés en demi-cercle et chacune des participantes y trouva gîte à son goût. Chacune ou presque, car Madame de l’Astrée protestait contre l’étroitesse de vue des fabricants de meubles, lesquels créaient des fauteuils en rapport avec leur esprit étriqué. Alors que Mademoiselle de Roquevent songeait que, décidément, ces mêmes fabricants façonnaient toujours des sièges trop larges.

Ces petits désagréments mis à part, elles se montrèrent aussi attentives que leurs voisines quand Madame Lésar parla de son art.

Sachez-le, Mesdames et Mesdemoiselles, la contraction des muscles du visage n’est point chose aisée. Il faudra travailler durement si vous souhaitez réussir dans votre entreprise. Mais avec un peu d’effort et de persistance, vous y arriverez.

À faire des moues sensuelles ? s’exclama Mademoiselle de Roquevent.

Hon hon !

Et des grimaces époustouflantes ? s’écria Madame de l’Astrée.

Les plus époustouflantes que vous n’aurez jamais vues !

Un tonnerre d’applaudissements et de cris de joie fusa de l’assemblée. Toutes ces dames et demoiselles battirent des mains comme des enfants excités.

Première leçon ! hurla Mme Lésar par-dessus le vacarme.

Aussitôt les rires et les battements cessèrent.

Première leçon, reprit donc le professeur de grimaces, comment allonger le menton en étirant les lèvres.

Deux minutes ne s’étaient pas écoulées que la salle bruissait de sons divers, de borborygmes étranges et de roucoulements joyeux.

Lèvres écartées et nez tordues.

Monsieur Lésar passa la tête dans l’embrasure de la porte, observa une multitude de lèvres écartées, d’yeux écarquillés, de nez tordus et de joues dans des positions invraisemblables. Les élèves de son épouse s’amusaient comme des petites folles. Sans nul doute, le soir même, feraient-elles sensation dans leur soirée privée.

Il s’en retourna d’un air satisfait vers ses propres élèves. Les hommes se débrouillaient aussi bien que les femmes et chez eux également, on y comptait moult nez tordus, joues gonflées et mentons dédoublés.

Ces leçons de maintien d’un nouveau style durèrent un semestre entier. Tout Paris s’y précipitait allègrement et les plus vieux n’étaient pas les moins enthousiastes. Au bout de ces six mois, la mode commença à s’intéresser à un sujet de neuve facture : la campagne !

Une nouvelle mode.

Ah ! la campagne. Ces dames ne parlaient que de cela entre deux séries de grimaces. Les plus audacieuses désertaient peu à peu les cours de Mme Lésar pour s’en aller découvrir la vie champêtre en piétinant dans la boue. Bientôt, le nombre des élèves diminuerait de moitié.

Une succursale de grimaces à LYON ?

Madame Lésar, en femme de tête, décida de prendre les devants et d’ouvrir une succursale de son cours, maintenant fameux, à Lyon.

Elle prit contact avec sa bonne vieille tante qui lui avait tout appris sur l’art des grimaces et qui résidait toujours, en cette mi-juillet 1867, au coeur de la capitale des Gaules. Elle lui écrivit ses intentions et lui demanda conseil sur le meilleur endroit où établir son cabinet.

Bien que très âgée, la grand-tante répondit sur-le-champ. Voici ce que son courrier disait en substance :

« Ma chère petite, je suis fort aise d’apprendre qu’à Paris tes cours de grimaces remportent un vif succès. Tout ce que je t’ai montré durant ces vacances à Lyon a donc servi à quelque chose. Tu m’en vois charmée ! Car faire fortune avec ce qui n’est qu’un divertissement banal n’est point donné à tout le monde. Je suis fière de toi, ma petite nièce. Tu me demandes dans quel quartier établir ta succursale. Je te répondrai franchement dans n’importe quel quartier pourvu qu’il ne se situe point à Lyon. Je ne crois point que tu y ferais de bonnes affaires. Dans cette ville on y trouve quantité de grimacières qui font cela très naturellement et parfois sans même s’en apercevoir. Elles n’ont vraiment pas besoin de cours. Et c’est là l’opinion d’une véritable grimacière ! »

Fin de l’histoire.